Rencontre avec Gregory Capel, artisan maroquinier à la Manufacture

Vous connaissez probablement le panel d’activités artistiques que proposent Les Halles du Faubourg, mais connaissez vous les ateliers de la Manufacture et les nombreuses activités dont elle regorge ? Rencontre avec Gregory Capel, artisan maroquinier.

 

 

 

Dédiée à des activités économiques, sociales et solidaires et gérée par Intermède, la manufacture des Halles du Faubourg regroupe un peu plus de dix artisans qui se partagent un espace de création et d’innovation.

Parmi eux, Grégory Capel développe son activité d’artisan maroquinier depuis septembre 2018, et officie dans la manufacture depuis avril dernier. 

Récemment sélectionné pour intégrer les Marketplace Créatives, une plateforme qui regroupe des artisans créateurs et des boutiques de fournitures créatives, leurs savoir-faire et leurs produits, Gregory nous parle de son activité. 

 

 

 

Peux-tu m’en dire un peu plus sur ton parcours professionnel ? Qu’est ce qui t’a mené sur la voie de l’artisanat ? 

 

 À la base je suis architecte d’intérieur, tout à la base je voulais être styliste. J’ai étudié à l’école Art Bellecour puis à Condé, et j’ai toujours été attiré par les métiers artistiques et manuels. Il y a 2 ou 3 ans, j’ai commencé un peu par hasard dans la rénovation d’intérieur et ça a finalement duré plus de 2 ans. Entre temps, la mère d’un ami d’enfance qui est couturière m’a poussé à essayer sa machine, et c’est comme ça que j’ai commencé. Au départ, je m’entraînais sur des chutes. J’ai commencé chez moi dans mon petit atelier puis quand mon activité a pris plus d’ampleur j’ai cherché un atelier de travail où je pouvais me consacrer uniquement à mon activité, et je suis arrivé aux Halles. J’ai visité plusieurs lieux avant mais je trouve qu’ici il y a une cohérence entre le projet, la structure, et mon activité… Ce n’est pas juste un atelier mais aussi la dynamique du lieu qui m’a plu. 

 

 

 

 

Quel est ton processus type pour concevoir un produit ? 

 

C’est très varié selon les pièces que je crée. Globalement, une fois le produit imaginé et dessiné, la confection peut prendre entre deux et sept jours, c’est très aléatoire selon la taille et la complexité de la pièce. Je me fournis principalement dans deux endroits à Lyon : La Cie des Tanneurs et Maison Fichet. Je me procure des chutes et peaux de cuir que je sélectionne avec attention pour leur singularité et leurs origines. Parfois je viens avec une idée en tête, parfois c’est en me baladant dans le magasin que les idées me viennent en fonction des peaux que je vois. Le choix du cuir est très important, il y a des cuirs plus souples ou plus durs selon ce qu’on veut en faire (sac, trousse…) puis je regarde également les sortes de tannage (minéral, ou végétal) 

 

 

T’arrive-t-il de faire du sur-mesure ?

 

 

Oui ! Le client vient avec une demande, une idée, on discute ensemble et je propose souvent des prototypes avant le rendu final. Puis quand la pièce est portée, le bouche à oreille fonctionne bien et c’est une manière de se faire connaître !

 

 

Tu as récemment rejoint les Marketplaces Créatives qui s’avèrent être une jolie vitrine pour ton activité, as tu des projets pour la suite ?

 

Mon activité est assez récente, mais elle se développe à bon rythme ! En tant qu’autodidacte, le fait d’être tout seul n’est pas toujours facile car tout prend forcément plus de temps, mais c’est un vrai plaisir de créer et de travailler en autonomie. 

Le site web sera très prochainement en ligne et vous pourrez retrouver certaines créations dans une toute nouvelle collection ! 

Ma page Facebook est régulièrement alimentée avec des photos de mon activité au quotidien et de mes nouvelles créations, tout comme ma page Instagram

 

 

Et si on finissait avec une anecdote sur ton quotidien dans Les Halles du Faubourg ?

 

Quand je suis arrivé, la manufacture n’était pas du tout comme elle est aujourd’hui, c’était un grand espace vide. Pendant plusieurs jours, nous avons monté tous les murs et créée la manuf’ comme on la voit aujourd’hui et c’était assez folklorique, des beaux souvenirs ! 

 

 

 

 

 

Article rédigé par Louise Grossen 

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